Recherche

Le projet Bunkeflo — 20 ans d'éducation physique quotidienne

En 1999, une école près de Malmö a commencé à donner à ses élèves une activité physique chaque jour d'école. Ceux qui présentaient des faiblesses au bilan recevaient en plus un entraînement moteur adapté. Les cohortes ont été suivies par des chercheurs pendant toute la scolarité obligatoire.

Le développement moteur est une condition de l'apprentissage, non un supplément. C'était le point de départ du projet Bunkeflo en 1999.

Le dispositif

Le projet Bunkeflo a démarré à Ängslättskolan, à Bunkeflostrand, en collaboration entre l'école, des clubs sportifs locaux et l'université de Malmö. Le geste était simple : du mouvement quotidien pour tous, et un entraînement structuré supplémentaire pour ceux qui en avaient besoin.

Le cadre théorique s'appelle MUGI, Motorisk Utveckling som Grund för Inlärning, développé par Ingegerd Ericsson à l'université de Malmö. Le nom dit le postulat.

Ce que le suivi a montré

Que les élèves progressent sur le plan moteur était attendu. Ce qui a le plus retenu l'attention, c'est le lien avec les résultats scolaires. 96 pour cent du groupe d'intervention ont obtenu l'accès au lycée, contre 89 pour cent du groupe témoin. L'écart tient surtout aux garçons, 96 contre 83 pour cent.

Les chiffres moteurs sont tout aussi parlants : en 9e année, 93 pour cent du groupe d'intervention avaient une bonne motricité, contre 53 pour cent du groupe témoin.

Transposition à l'école norvégienne

L'école norvégienne n'a pas d'éducation physique quotidienne, et cela a des conséquences. Les enfants en difficulté motrice ont moins d'occasions naturelles de s'exercer. Leurs difficultés passent aussi plus facilement inaperçues, puisqu'elles n'apparaissent ni dans les évaluations ni en classe.

Trois éléments de Bunkeflo se transposent sans toucher à l'emploi du temps : évaluer systématiquement plutôt que deviner, prioriser les enfants les plus en retard, et tenir dans la durée. La motricité se construit par la répétition sur des mois, pas par un stage ponctuel.

Vous vous demandez si votre enfant a besoin d'un soutien moteur ?

MotorikkLab évalue le développement moteur des enfants et des jeunes de 3 à 17 ans à Oslo. Contactez-nous pour un échange sans engagement.

Nous contacter