Oslo

Motricité et rentrée scolaire : ce que le corps affronte en 1re année

La rentrée se mesure en lettres, en chiffres et en adaptation sociale. L'élève de première année affronte aussi une série d'exigences motrices dès le premier jour, et elles sont rarement évoquées en réunion de parents.

Pour la plupart des enfants, la rentrée se passe d'elle-même. Pour celui qui est en retard sur le plan moteur, chaque situation devient une petite résistance, toute la journée, tous les jours.

Une journée ordinaire en 1re année

L'enfant doit tenir un crayon et former des lettres. Utiliser des ciseaux. S'habiller et se déshabiller, plusieurs fois. Se repérer au vestiaire. Rester assis assez longtemps pour suivre. Porter son cartable. Participer à la récréation, où les jeux supposent de savoir courir, lancer et attraper.

Rien de tout cela ne figure à l'emploi du temps, et rien n'est évalué. C'est simplement présupposé.

Pourquoi cela passe inaperçu

Les difficultés motrices n'apparaissent pas dans les évaluations, et elles sont volontiers interprétées autrement. L'enfant est « un peu lent le matin », « ne veut pas sortir », « abandonne vite l'écriture ». Ce sont des descriptions de comportement, alors que la cause peut être corporelle.

Les troubles de la coordination motrice, connus au niveau international sous le nom de DCD, toucheraient cinq à six pour cent des enfants. Le trouble est souvent repéré tard. L'enfant trouve ses propres contournements, et ces contournements masquent la difficulté.

Ce que vous pouvez observer les premières semaines

Aucun de ces points ne signifie quoi que ce soit isolément. C'est le motif dans la durée qui constitue le signal.

À qui s'adresser

Commencez par l'enseignant référent. Il voit l'enfant dans des situations que vous ne voyez pas. L'infirmière scolaire est l'étape suivante et connaît les services de l'arrondissement. En cas de difficultés marquées, elle oriente vers un kinésithérapeute ou un ergothérapeute.

Le but n'est pas de poser une étiquette tôt. C'est d'éviter qu'un enfant passe ses trois premières années d'école à se détourner du mouvement, car c'est là que le schéma s'installe.

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